Mercredi 20 Septembre 2017 : Journée nationale de la prostate

Mercredi 20 Septembre 2017 est organisée par l’Association Européenne d’Urologie (AEU) la journée nationale de la prostate.
Cette journée de mobilisation a pour but de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé sur les différentes pathologies affectant la prostate.

 

Qu’est-ce que la prostate ?

La prostate est une glande qui fait partie de l’appareil reproducteur masculin.


Elle se situe sous la vessie et en avant du rectum.


Le canal de l’urètre, qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur, passe par le centre de la prostate : cette position explique les retentissements urinaires à type de blocage ou de mictions fréquentes retrouvés lors des différentes affections de la prostate.

 

Quel est son rôle ?

La prostate fabrique le liquide prostatique qui entre dans la composition du sperme : celui-ci apporte les nutriments nécessaires aux spermatozoïdes lors de leur transfert jusqu’au col utérin.

Quelles sont les différentes pathologies touchant la prostate ?

On retrouve principalement 3 grandes entités :
-    Le cancer de la prostate
-    L’adénome ou hypertrophie bénigne
-    La prostatite : infection aigue ou chronique

 

Concernant le dépistage du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est (hors cancers cutanés) le plus fréquent chez l’homme et la 2ème cause de mortalité par cancer après le cancer broncho-pulmonaire.


Son dépistage se base sur le dosage du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) qui, en cas de taux élevé,  sera complété par une biopsie prostatique qui seule permet d’affirmer le diagnostic.


Le PSA est une enzyme prostatique dont le taux est normalement inférieur à  4 ng/ml.

Le dosage s’effectue par une simple prise de sang, sans nécessité d’être à jeun.


La société française d’Urologie recommande :
- un dépistage annuel dès 45 ans chez les personnes ayant des facteurs de risque (origine Afro-américaine, antécédents familiaux de cancer de la prostate)
- un 1er dépistage à partir de 50 ans en l’absence de facteurs de risque : celui-ci sera renouvelé annuellement si le taux est  >à 1ng/ml et tous les 3 ans si le taux est < à 1ng/ml


Il existe différentes situations qui peuvent faire augmenter son taux sans pour autant être synonyme de cancer :
-    Infections urinaires
-    Hypertrophie bénigne de la prostate
-    Après un examen prostatique comme, une échographie, une biopsie ou un toucher rectal


Dans ces cas-là, votre médecin pourra vous prescrire un 2ème dosage dans les 2 mois suivants afin de confirmer ou infirmer ce 1er taux.


Pour améliorer la spécificité du dosage du PSA dans le dépistage du cancer de la prostate pour les résultats compris entre 4 et 10 ng/ml, on utilise le rapport PSA libre / PSA total : la fraction libre du PSA étant moins élevée dans les cas de cancers que d’hypertrophie bénigne de la prostate, un rapport inférieur à 15% est corrélé à un cancer.


Le dosage urinaire du PCA 3 (differential display code 3) peut également être utilisé après une série de biopsies négatives. Cependant ce test est onéreux (non  pris en charge par l’assurance maladie) et de réalisation délicate, nécessitant un massage prostatique préalable.

 

Pour en savoir plus :

Article :  Perrin, A. Ruffion. Dépistage du cancer de la prostate. EMC - Urologie 2012;5(2):1-7 [Article 18-560-A-21].