15 septembre 2017 : journée mondiale du lymphome

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Cette année le 15 septembre est consacré à la journée mondiale du lymphome.

Cette journée est principalement animée par l’association de patients France Lymphome Espoir. D’autres associations y participeront également, toutes regroupées dans la « Lymphoma coalition ». Ce groupement associatif est une coalition internationale regroupant de nombreuses associations de patients à travers le monde. Créée en 2002, elle réunit à ce jour 44 pays et 66 associations.
L’objectif de cette journée est de sensibiliser et d’informer le grand public sur cette maladie méconnue. Elle a également pour but d’orienter les personnes concernées vers les professionnels de santé car cette pathologie est souvent diagnostiquée trop tardivement et reste difficile à dépister.
 

Qu’est-ce qu’un lymphome ?

Le lymphome est un cancer qui se développe à partir des cellules du système lymphatique, c’est-à-dire un type de globules blancs impliqué dans les réactions de défense de l’organisme.
Il s’agit de la forme de cancer du sang la plus répandue. Un lymphome peut survenir à tout âge. C’est le 3ème cancer le plus fréquent chez l’enfant et le 5ème chez l’adulte. Son incidence (c’est-à-dire sa fréquence d’apparition) est en constante augmentation. Il s’agit ainsi du cancer dont le nombre de nouveaux cas a le plus progressé ces dernières années. En France, près de 14 000 nouveaux patients sont atteints chaque année, ce qui représente quasiment le double des cas de leucémies.
Malgré tout, le lymphome reste un cancer méconnu. Cette méconnaissance par le grand public et la relative difficulté pour le médecin traitant à identifier les symptômes rendent sa prise en charge difficile et souvent retardée.
Un des enjeux de ces journées est ainsi de permettre un diagnostic plus précoce des patients et ainsi améliorer le pronostic des patients lors de leur prise en charge.

Le lymphome débute dans les cellules lymphatiques, celles-ci deviennent anormales et se multiplient de manière incontrôlée. Le système lymphatique regroupe la moelle osseuse, le thymus, la rate et de très nombreux ganglions. Tous ces organes sont traversés par des vaisseaux transportant la lymphe : un liquide clair transportant les cellules du système immunitaire. Les cellules cancéreuses s’accumulent ainsi dans les organes qui filtrent la lymphe : rate, ganglions et thymus. Ces organes se mettent alors à grossir et deviennent palpables.
Il existe une trentaine de types de lymphomes différents, chacun présentant une évolution et une gravité très variables. Deux grands types de lymphomes coexistent : les lymphomes hodgkiniens, se manifestant essentiellement dans les ganglions et les lymphomes non hodgkiniens, les plus fréquents et les plus hétérogènes.

 

Quels sont les symptômes?

Les symptômes du lymphome sont variables et parfois peu spécifiques, ce qui peut participer au retard de diagnostic. Les plus fréquents sont une augmentation persistante du volume d’un ou plusieurs ganglions, une altération de l’état général avec de la fièvre, une fatigue importante, un amaigrissement, des sueurs nocturnes…

 

Comment diagnostiquer un lymphome ?

Le diagnostic de lymphome comprend un examen clinique et des analyses sanguines effectuées dans votre laboratoire. Cependant, c’est l’examen anatomo-pathologique d’une biopsie de ganglion qui posera le diagnostic.
Un scanner sera également réalisé afin de rechercher les ganglions atteints. D’autres examens complémentaires peuvent également être réalisés : examen de moelle osseuse, du liquide céphalo rachidien (LCR), examens d’imagerie médicale etc…
Déterminer précisément le type de lymphome permettra au médecin hématologue d’adapter précisément le traitement selon le grade de la maladie (c’est-à-dire sa vitesse d’évolution) et selon son stade (niveau d’extension du lymphome dans le corps).
 

Comment traiter un lymphome ?

Le traitement des lymphomes repose sur la chimiothérapie qui sera utilisée seule ou associée à la radiothérapie. Depuis plusieurs années, les traitements utilisant des anticorps monoclonaux (immunothérapie) sont de plus en plus utilisés et ont permis d’augmenter les guérisons et d’améliorer l’espérance de vie des patients. Ces traitements, mimant le système immunitaire, ciblent précisément les cellules malades contrairement aux chimiothérapies classiques. Ils permettent ainsi d’améliorer l’efficacité et de diminuer les effets secondaires des traitements. La greffe de moelle est également un des traitements possible chez certains patients.
Dans la maladie de Hodgkin, une rémission complète est ainsi obtenue dans 9 cas sur 10 et les rechutes sont rares.
Les anticorps monoclonaux ont permis d’améliorer la prise en charge des lymphomes non hodgkiniens. Une rémission peut ainsi être obtenue chez plus de la moitié des patients atteints de lymphomes agressifs.